Grand débat Corse-Matin/RCFM : les déclarations de Laurent Marcangeli

Dernière mise à jour : 12 juin 2021

Retrouvez ici toutes les prises de position de Laurent Marcangeli exprimées lors du Grand débat organisé par Corse-Matin et RCFM ce jeudi 10 juin 2021.


Violence, climat en Corse

"La Collectivité de Corse a d'importantes compétences en matière de politique sociale. Nombreux sont les jeunes qui décrochent aujourd'hui, bien trop tôt dans la vie. La drogue est un fléau qui ronge notre île. Certaines valeurs se perdent, dont celle du travail, de l'effort. Il faut dire à nos jeunes qu'il n'y a qu'en travaillant honnêtement qu'ils seront libres de choisir leur vie. C'est cette Corse-là qu'il faut promouvoir."


Pauvreté, précarité

"C'est un domaine dans lequel nous devons être opérationnels rapidement, car nous connaissons le terrain, nous avons analysé les besoins sociaux de notre territoire. Certaines intercommunalités qui se sont dotées de Centres intercommunaux d’action sociale, il faut que la CDC travaille davantage avec ces territoires pour mettre en place des politiques sociales adaptées aux réalités du terrain."


"Je propose également la création d’un Revenu jeune actif pour encourager nos jeunes qui commencent dans la vie professionnelle ou qui démarrent une formation, avec un barème à définir. La formation professionnelle, tout au long de la vie, l’orientation, c’est une compétence fondamentale de la Collectivité de Corse car les échecs commencent très tôt chez nos jeunes. On parle des "décrocheurs scolaires", de mauvaises orientations, d'accidents de parcours... nous devons pouvoir leur proposer une seconde chance crédible. Améliorer les conditions de vie des Corses passe aussi par l'épanouissement par le travail et par la réussite."


Déchets

"Je suis un pragmatique.

S’il faut que le projet soit porté par une gouvernance publique pour qu’il fonctionne, alors soit, ce sera une gouvernance publique Je ne suis porteur d’aucun intérêt autre que l’intérêt général et ce que je veux, c’est que ça marche. Aujourd’hui, les déchets, ça ne marche pas, parce que nous sommes dans l’incantatoire, dans le dogme. Oui, je suis favorable à la création d’usines de tri et de valorisation des déchets : je porte cette proposition depuis 6 ans."


"Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où ce qui fait défaut, c’est le plan. Il n’y a pas de plan. Le président de l'Exécutif est revenu sur des engagements que nous avions pris ensemble, notamment sur ces deux centres de tri et de valorisation, pour sortir de cette crise. Oui, nous sommes en crise ! Parce que c’est la première des choses que les Corses paient aujourd’hui : nous avons une taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui fait frémir tous les chiffres et qui obère le pouvoir d’achat des Corses."


"Aujourd'hui, on ne fait pas le choix de l’équipement, on ne fait pas le choix de la co-construction avec les territoires, on pointe simplement la faute du SYVADEC, des EPCI… Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire. Il va falloir travailler tous ensemble, définir un plan dans la concertation, écouter les élus locaux."


"Il faut différencier la gestion des déchets en fonction des territoires : il n'est pas possible de les gérer de la même manière sur la CAPA où il y a 90 000 habitants, que dans la communauté de communes Pasquale Paoli ou dans le Spelunca-Liamone. On ne peut pas avoir une vision figée et générale en matière de gestion des déchets en Corse."


Second tour

"Les combinaisons ne m’intéressent pas.

Je sais que je ne peux pas gagner seul et je veux rassembler.

Comme je rassemble au quotidien à la CAPA, avec des maires qui ne sont pas de la même obédience que moi. Je veux être un Président à la hauteur de l’intérêt général de la Corse."



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