Gouvernance : rendre le pouvoir aux territoires

Depuis le 1er janvier 2018, la Corse est gérée par une collectivité dite “unique”, la Collectivité de Corse (CdC), qui s’est substituée à la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) et aux deux Conseils Départementaux. Pour pallier leur disparition, et face au gadget que constitue la “Chambre des territoires”, il est impératif de retrouver une garantie de représentativité de tous les bassins de vie dans la gouvernance de l’institution, en modifiant, notamment, le mode de scrutin de l’Assemblée de Corse.


Territorialiser le mode de scrutin pour tenir compte des réalités locales

Nous demeurons convaincus que les Corses sont profondément attachés à l’élu de proximité.

C’est bien cet attachement qui a poussé le législateur, sur la proposition de l’Assemblée de Corse, à créer la "Chambre des territoires" au moment où disparaissaient les conseillers départementaux et avec eux, le lien de proximité qu'ils représentaient. Or, dans ses compétences comme dans sa composition, il ne s’agit que d’une "conférence de coordination" accolée à une dénomination pompeuse, eu égard aux prérogatives réelles qu’elle exerce.


Nous proposons que les 63 sièges à pourvoir soient répartis en circonscriptions correspondant à des territoires identifiés, en tenant compte de leur démographie. L'attribution des sièges sera fixée par décret, en fonction de l'évolution de la population et selon la méthode de répartition proportionnelle à la plus forte moyenne.


Ce mode de scrutin permettra à tous les conseillers de l’Assemblée de Corse d’être les élus de la CdC, tout en incarnant un territoire dont ils seront les meilleurs ambassadeurs. Nous proposerons la mise en place de ce nouveau mode de scrutin dès le début du mandat.



Organiser une décentralisation au profit des intercommunalités

Les décisions relatives aux investissements de chaque communauté de communes feront l’objet de la signature d’un pacte de confiance.

Nous souhaitons faire confiance aux territoires et aux élus locaux en leur déléguant les choix de certaines décisions d’investissement, comme par exemple, celles qui concernent l’entretien du réseau routier de proximité.


Dans le même esprit, nous modifierons le Règlement d’aides aux communes, en concertation avec les maires, afin que l’action publique soit plus efficace, particulièrement dans nos villages. Nous souhaitons que l'Assemblée de Corse adopte la majoration de 100 000 euros consacrés à l’investissement pour les communes de moins de 350 habitants sur la durée de la dotation quinquennale. Près de 250 communes seront concernées, pour une programmation financière de 25 millions d'euros sur cinq ans.


Nous proposons également de créer une cellule d’appui et d’ingénierie destinée aux élus locaux, afin de les accompagner techniquement et financièrement dans l’élaboration de leurs projets.



Méthode et travail avec l'ensemble des partenaires

La restauration d’un véritable dialogue avec l’État est fondamentale pour la Corse. Un dialogue franc, apaisé et sans concession, mais sans dogmatisme ou préalables politiques.


Une collectivité au service des Corses

Notre priorité : être en mesure de répondre aux attentes de tous nos concitoyens sur l’ensemble de l’île.

Cela doit passer par la réorganisation des services de la Collectivité de Corse avec :

- un organigramme clair des services ;

- un climat social interne apaisé, en s’appuyant sur l’éthique et les valeurs d’équité ;

- une présence renforcée dans les territoires ;

- une remobilisation de l’ensemble des agents au service d’un projet partagé.


Les effets de la fusion des trois collectivités en 2018 auraient dû permettre de maîtriser la

masse salariale, en rationalisant l’organisation du travail et en mutualisant certaines missions.

Ce sera l’une de nos priorités à notre arrivée aux responsabilités : la bonne santé d’une telle collectivité passe par une gestion responsable de ses finances. Cette restructuration permettra de dégager 100 millions d’euros d’investissements supplémentaires par an. La CdC doit retrouver un rythme d’investissement digne du maître d’ouvrage qu’elle était au début des années 2000.

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