Faire évoluer la santé en Corse

Les crises sont des révélateurs puissants : celle que nous vivons depuis plus d’un an doit faire accélérer notre transformation. Nous souhaitons rendre hommage aux personnels soignants, ils méritent notre reconnaissance mais aussi une véritable revalorisation de leurs métiers.


Décentralisation du système de Santé

Leadership de la Collectivité de Corse

À des solutions uniformes et homogènes, censées garantir à tous une égalité d’accès à la santé, mais dont les limites apparaissent de manière encore plus criantes aujourd’hui, doivent succéder des mesures concrètes, décidées au plus près du terrain et inscrites dans une dynamique globale d’action publique. C’est bien dans une régulation du système de santé à l’échelon régional que nous souhaitons nous inscrire.


En matière de santé, la CdC doit pouvoir disposer d’un leadership et d’une capacité de prise de décisions pour apporter des réponses adaptées aux besoins du territoire. L'Agence Régionale de Santé (ARS) est un outil au service d’une politique régionale, il est donc nécessaire qu’il passe sous l’autorité partagée de l’État et du Président de l’Exécutif afin d'élaborer en concertation une politique de santé en adéquation avec les besoins de notre île.


Garantir une couverture médicale sur tout le territoire

S’investir dans le domaine de la santé, c’est répondre aux attentes de la population qui souhaite disposer des moyens les plus modernes pour se soigner en Corse et éviter des déplacements sur le continent.

Il nous faut dépasser le stade des motions et être résolument acteurs de la politique régionale en matière de santé :


- La création d’un nouvel Hôpital à Bastia s’impose compte tenu de l'inadaptation de l'établissement actuel. Il s'agit là du seul moyen pour proposer à la population une offre de soins adaptée et conforme aux exigences nouvelles de prise en charge.


- Le site médico-social du CH Corte Tattone doit être restructuré, tout comme le centre hospitalier de Castellucccio. Plus de la moitié des structures d’accueil est vétuste, voire insalubre.


- La reconstruction de l’hôpital Eugénie relève d’une véritable priorité eu égard au respect que nous devons à nos anciens.


- L'installation d'un Tep scan et un cyclotron médical permettrait de réaliser plus de 3000 examens en Corse et éviterait autant de déplacements de familles sur le continent. Les premières études démontrent que l’équilibre en terme de fonctionnement serait de l’ordre d’un besoin de financement de 330 000 euros/an, soit 133 euros par examen, à comparer avec le coût d’un déplacement sur le continent d’un patient, bien souvent accompagné...



Lutter contre les déserts médicaux

C’est un sujet dont nous entendons parler depuis des années, mais pour lequel des mesures véritablement efficaces manquent à l’appel.

Là encore, l’incitation à l’installation des médecins dans les zones en tension pourrait se traduire par la prise en charge financière de mesures importantes, comme par exemple :


- Proposer aux médecins généralistes volontaires, un mandat de santé publique leur permettant de contractualiser certaines missions avec la CdC en contrepartie d’un financement.

- Redéfinir et stimuler le cumul emploi retraite pour les médecins : l’exonération du versement des cotisations retraite est une piste à explorer.

- Une aide pour financer les frais de secrétariat des médecins généralistes exerçant dans les zones en tension.

- Développer la télémédecine par une politique financière de formation et d’investissement, qui pourrait aller jusqu’à la définition d’un mode de rémunération pour les professionnels de santé.


Mener une politique de maintien à domicile des personnes âgées

Cette politique doit s’articuler avec celles de l’accès aux soins, de l’amélioration du logement en milieu rural et des transports.

Si nous voulons répondre à l’attente de plus de 90% de nos concitoyens qui expriment un consensus très fort en faveur du maintien à domicile des personnes âgées, il nous faudra mener une politique volontariste en ce sens et travailler rapidement sur la mise en place d’actions concrètes. En effet, au-delà de cette attente, le maintien à domicile s’inscrit totalement dans une vision équilibrée de l’aménagement du territoire, dans le développement micro-régional et comporte une dimension économique importante.


Pour dynamiser notre politique en faveur des personnes âgées dépendantes, 6 axes majeurs doivent être privilégiés, en priorité :

  1. Encourager la reconnaissance et la professionnalisation des aidants familiaux.

  2. Renforcer l’évaluation et le contrôle de l’efficience des aides mises en place : la CdC soit s'assurer régulièrement de la qualité du service rendu.

  3. Accentuer les plans de formation en faveur de tous les acteurs sociaux intervenant à domicile et engager une vraie réflexion sur la revalorisation des rémunérations.

  4. Etablir un maillage équilibré du territoire en terme de capacité de prise en charge des personnes âgées dépendantes afin de répondre à la demande dans les zones éloignées des centres urbains.

  5. Optimiser les dispositifs d’accompagnement de la perte d’autonomie peut être par le développement de l’habitat inclusif et la mutualisation de l’APA et de la PCH comme outil de financement.


Construire une société plus inclusive en faveur des personnes handicapées

Nous nous engageons à travailler avec l’État à la construction d’une société plus inclusive dans le domaine scolaire, en matière d’emploi et en matière de soins.

Des priorités :

- Lancer un appel à projets numériques au service de l’inclusion.

- Soutenir les associations dans l’acquisition de véhicules de transport adaptés.

- Stimuler l’économie sociale et solidaire : encourager les emplois de services à la personne, mais aussi les établissements et services d’aide par le travail (ESAT).

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