2e Grand débat Corse-Matin/RCFM : toutes les prises de positions de Laurent Marcangeli

Retrouvez ici toutes les déclarations de Laurent Marcangeli exprimées lors du deuxième Grand débat organisé par les rédactions de Corse-Matin et de RCFM ce mardi 22 juin 2021.


Second tour

"33 000 électeurs ont soutenu notre liste dimanche dernier et je les en remercie. Pour ce qui me concerne, il s'agit d'une première élection et j'en tire une très grande satisfaction."


"J'ai eu des échanges avec Jean-Charles Orsucci. Naturellement, nous avons conclu qu'il était préférable que les choses restent en l'état."


"Je suis très fier et très heureux d'être allé déposer notre liste à l'identique ce matin, car je suis très attaché aux 62 colistiers et colistières qui m'accompagnent depuis le début."


3 listes nationalistes

"Il faut un équilibre des forces et les différents courants de pensée. Cela a été dit par Paul-Félix Benedetti avant moi. Il faut une diversité : une famille politique disparaît du champ de vision de l'hémicycle territorial, c'est la gauche. Ce n'est pas particulièrement sain pour la répartition des équilibres politiques dans notre territoire."


"La politique, c'est l'école de l'humilité. Il faut toujours se remettre en question. C'est une élection difficile, notamment pour une première candidature émanant d'un Ajaccien. Il y a une histoire politique : les maires d'Ajaccio ont rarement été impliqués dans l'histoire de la vie politique régionale. Je suis le premier à le faire ainsi. Je ne suis pas déçu par les résultats du premier tour car cela voudrait dire que je ne tiens pas compte des 25% des suffrages qui nous ont été favorables."


PADDUC

"Il faut réviser le PADDUC.

Un constat s'impose : le PADDUC n'a pas enrayé la spéculation immobilière, bien au contraire. Vous parliez de la problématique de la redynamisation de l'intérieur : c'est justement le grand problème de l'application du document aujourd'hui. Nous devrons avoir une vision qui marie les nécessités de l'instant, c'est à dire protéger notre environnement, favoriser la mise en exploitation des espaces agricoles et permettre aux Corses de construire leur maison dans nos villages. Il faut également sécuriser nos élus locaux : une véritable détresse est palpable chez les maires. Ils n'osent plus rédiger leur propre Plan Local d'Urbanisme (PLU) car ils sont trop souvent traduits en justice et c'est donc la préfecture qui finit par décider de l'aménagement de notre territoire. Les permis de construire sont donc très souvent refusés par le Règlement National d'Urbanisme (RNU). Ce n'est pas normal."


"Je suis un apôtre de la différenciation des territoires. Je l'ai toujours été, même quand j'étais parlementaire. Je ne suis pas un Jacobin-né. Il ne faudrait pas que l'on "jacobonise" le fonctionnement de nos institutions au détour de la création de la Collectivité unique. Il faut travailler avec les élus locaux pour élaborer ce document."


Urbanisme, PLU d'Ajaccio

"L'éthique, la probité, la morale me sont chevillées au corps depuis le début de mes engagements : je suis quelqu'un de particulièrement transparent. Les gens le savent."


"J'ai été héritier d'un Plan Local d'Urbanisme (PLU) voté en 2013 par la majorité précédente. Il s'avère que le nouveau PLU voté par mon conseil municipal en 2019 restreint de 500 hectares l'espace constructible de la Ville d'Ajaccio. M. Simeoni a mené une campagne de diabolisation de ma personne : c'est son droit le plus absolu, pour ma part, je ne mange pas de ce pain-là. En matière d'urbanisme, le maire n'est pas tout-puissant, surtout quand il est contraint par un document d'urbanisme qui n'est pas le sien. Etonnamment, le seul PLU que la Collectivité de Corse a attaqué, c'est celui d'Ajaccio..."


"Aussi, le PLU de la Ville d'Ajaccio a été partiellement annulé, sur des projets publics uniquement, sur lesquels M. Simeoni n'est pas d'accord, soit dit en passant... Une annulation partielle d'un PLU, aujourd'hui, c'est une victoire. Très peu de communes peuvent y parvenir."


Evolution institutionnelle, transfert de compétences

"Un constat : nous n'avons pas encore digéré la réforme qui met en place la Collectivité de Corse au 1er janvier 2018. Dans un premier temps, je pense qu'il faudra faire fonctionner cette nouvelle institution et lui apporter des améliorations."


"Sur la modification de la Constitution : je fais partie d'une famille politique dans laquelle je me suis souvent distingué par mes prises de position évolutionnistes en la matière. Je suis un décentralisateur, qui porte des valeurs d'autonomie dans le cadre de la République. Je suis contre l'indépendance de la Corse. Je ne vois pas d'avenir pour la Corse en dehors de la République française. En revanche, si nous pouvons obtenir des consensus politiques pour améliorer le mode de fonctionnement de la Collectivité de Corse, lui donner des compétences supplémentaires dans le domaine de la santé notamment, je serai pour. Je ne viendrai jamais affaiblir la parole de la Corse. Il faut dire la vérité aux Corses : aller chercher les 3/5 du vote du Parlement pour changer la Constitution, c'est utopique, même les deux derniers présidents de la République n'y sont pas parvenus en 2016 et 2018."


100 premiers jours

"Il nous faudra être opérationnels très rapidement sur l'ensemble des politiques publiques. Nos priorités : aller à la rencontre des territoires et contractualiser avec les 19 intercommunalités en Corse. A terme, il faudra même changer le mode de scrutin de l'Assemblée de Corse qui ne garantie pas la représentation de chaque territoire."


"Des moyens financiers et humains doivent être mis à la disposition des intercommunalités et des communes qui le souhaitent. Il y a des difficultés d'ingénierie de projets qui se posent sur de nombreux territoires. Tous le monde n'a pas la chance d'avoir des ingénieurs et une organisation administrative suffisante."


"Ma priorité sera de régler le problème des crises récurrentes des déchets, en concertation avec les élus locaux et les acteurs de terrains."


Une victoire au second tour

"Je me battrai jusqu'à la dernière seconde pour y parvenir. Je ne veux pas d'une Corse entre les mains d'un seul homme. Si je deviens le président de l'Exécutif, je ferais en sorte que l'outil soit réformé, afin de ne pas concentrer tous les pouvoirs et de laisser respirer la démocratie corse dans sa diversité."


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